28 novembre 2008

« Dans le cadre de la   12ème semaine pour l’emploi des personnes handicapées qui s’est déroulée du 17 au 22 novembre 2008 , l’Agefiph a mené une opération intitulée  un jour un métier en action » 

Le principe était simple : permettre à un demandeur d’emploi handicapé de passer une journée en entreprise, en binôme avec un salarié valide, et ainsi de se familiariser avec une entreprise, un secteur d’activité, ou un métier. Les entreprises sont parfois confrontées à des difficultés de recrutement de personnes handicapées, d’autres encore souhaitent avoir un premier contact avec un travailleur handicapé.

Etre partenaire de cette opération, c’était pour l’entreprise  l’opportunité de :

ÄRencontrer, en situation réelle, des demandeurs d’emploi handicapés dont les profils pouvaient les  intéresser,

ÄSensibiliser leurs collaborateurs aux questions relatives  à la non-discrimination et à l’intégration des personnes handicapées,

ÄMieux connaître les acteurs locaux de l’insertion qui, toute l’année, peuvent leur apporter conseils et aides,

ÄLes associer à une campagne de communication et profiter d’un évènement médiatique pour communiquer sur leur engagement en faveur de l’emploi des personnes handicapées  Pour la personne cette journée de découverte du travail ou d’un secteur d’activité permettait également de valider un projet professionnel ou de proposer éventuellement sa candidature. 

Cette année en Bretagne, 36 entreprises ont répondu favorablement à l’opération « un jour un métier en action » et ont proposé 75 postes.  21 ont accueilli des personnes handicapées. Des entreprises intéressées par l’opération n’ont pas eu de candidats. 44 DETH se sont inscrits auprès des Cap emploi Bretons et Handisup.  33 DETH ont participé à cette opération. L’AGEFIPH remercie toutes les entreprises pour leur engagement à ses côtés et de l’intérêt qu’elles portent à cette opération « un jour un métier en action ». Les entreprises souhaiteraient que cette opération se fasse également en dehors de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées. L’Agefiph remercie également les personnes handicapées qui ont accepté de participer à cette opération. 

Ont participé en Bretagne :

COTES D’ARMOR

Comité de Services aux personnes, GUINGAMP : Aide soignant, Aide à domicile (2 personnes)

Comité Cantonal d’Entraide, MATIGNON : Aide à domicile (1 personne)

GARAGE BEYOU SAS LANNION, LANNION : Comptable, Mécanicien, Vendeur, Secrétaire (3 personnes)

PROMOCAB INDUSTRIE, VILDE GUINGALAN : Poste de câblage (2 personnes)

S.T.E.   ARMORTADEN, TADEN : Dessinateur CAO/DAO, réseaux (1 personne)

SARL LE HELLOCO ACCOUVAGE, LOUDEAC : Employé de couvoir, Employé d’élevage (1 personne)

Transport Marcel Garnier, ZI DE TRES LE BOIS : Conducteur Poids Lourds (1 personne)

SARL PLP EXPRESS, LAMBALLE : chauffeur livreur VL. Livraison de petit colis (3 personnes) 

FINISTERE

GTB CONSTRUCTION, BREST : Assistante spécialisée en bâtiments (1 personne)

Etablissement METRO, ERGUE GABERIC : Entretien et maintenance du bâtiment (1 personne) Samsic Intérim, QUIMPER : contact, travail sur écran, agence avec des marchés (1 personne) 

ILLE ET VILAINE

WOGECAL SA, Vern/Seiche : Comptabilité fournisseurs et comptabilité générale (1 personne)

PERRIN TOURISME, JANZE : conducteur scolaire (1 personne) SITA OUEST, CESSON : Equipier de collecte, conducteur de matériel, agent de tri (2 personnes)

PSA Peugeot Citroën, CHARTRE DE BRETAGNE : Technicien d’Etudes assistant manager (3 personnes)

France 3 Ouest, RENNES : Poste Cripte, Poste monteur (2 personnes)

AGME Groupe Mornay : RENNES : Assistante commerciale, assistante de direction, Commercial…. (2 personnes)

CONSUEL, RENNES : Assistante/secrétaire (1 personne)

Carrefour Market,  BETTON : Hôtesse de caisse (2 personnes)

AFTEC, RENNES : Accueil Secrétariat 1 personne) 

MORBIHAN

VANNES ELEC, VANNES : assistante de Direction (1 personne) 

26 novembre 2008

de Julien SOYER, journaliste à Ouest-France

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Julien Soyer animant la table-ronde de clôture de la semaine pour l’emploi, le 21 novembre, au Centre de Kerpape à Ploemeur (à gauche : Laurent Bellia, Décathlon ; à droite : Hubert Vautier, Handisport). 

Le sport est-il un vecteur d’insertion professionnelle pour les personnes handicapées ? Une question à laquelle ont tenté de répondre Patricia Picot (escrime), Hervé Larhant (voile), Gérald Rollo (judo) et Denis Lemeunier (athlétisme). Ces quatre sportifs de haut niveau, revenus des Jeux paralympiques de Pékin ont, en compagnie de Jean-Paul Le Duff (chef d’entreprise artisan handicapé), Laurent Bellia, chargé de mission pour Décathlon zone Ouest et Hubert Vautier, éducateur sportif handisport et humanitaire, ont confronté leur point de vue vendredi soir au centre mutualiste de rééducation et de réadaptation fonctionnelles de Kerpape (Morbihan). Une soirée animée qui venait conclure, en Bretagne, la 12e semaine nationale pour favoriser l’emploi des personnes handicapées. Après une démonstration de torball (foot pour aveugles et malvoyants) assurée par les équipes de Rennes (D2) et Brest (D3), les débats ont démarré timidement. Sans complexe, les différents sportifs ont expliqué à quel point le sport de haut niveau pouvait limiter l’insertion professionnelle. « Cela demande à tous de faire des efforts, en terme de planning, de disponibilité, lance Patricia Picot, salariée du Crédit Agricole depuis 1994. Parfois cela nous met un peu mal à l’aise vis-à-vis de nos collègues. » Des adaptations d’emploi du temps sont également nécessaires pour Gérald Rollo. Ce judoka de l’équipe de France, salarié municipal de sa commune, enseigne sa discipline à des élèves des écoles primaires. « Certes, j’ai pu accéder à ce poste grâce à mon sport, mais pour permettre aux élèves de suivre un cycle complet tout en m’entraînant et en participant aux stages et compétitions nationales, il faut aménager les heures de sport un peu différemment. »

Toutefois, le sport facilite l’accès à la vie professionnelle. D’abord, parce qu’il est vecteur d’insertion sociale. « Le sport permet de rencontrer du monde et même beaucoup de monde, assure Denis Lemeunier, athlète international et président du conseil régional breton handisport. Par exemple, moi, des représentants sportifs des Émirats Arabes-Unis m’ont proposé de devenir entraîneur professionnel dans leur pays. » Les relations entre le haut niveau et le monde économique ont connu une nette progression avec la mise en place des conventions d’insertion professionnelles. « Grâce aux conventions, les employeurs bénéficient de facilités pour pallier l’absence des sportifs durant leurs entraînements et les compétitions », détaille Patricia Picot. Et cela devrait encore s’améliorer puisqu’en 2007, l’AGEFIPH, représentée notamment par François Massolo, directeur régional de la Bretagne, a signé une convention avec la Fédération française handisport. « Quarante sportifs ayant participé aux Jeux paralympiques ont été pris en charge par l’organisme. Actuellement les avancées ont été timides dans la mesure où ils se préparaient pour Pékin. Mais maintenant, les choses vont s’accélérer. »

Pas que le haut niveau

Si le sport de haut niveau offre des passerelles avec la vie professionnelle, cela vaut aussi pour le sport en général. « Chez Décathlon, le critère premier est d’être sportif ou passionné de sport. Peu importe le niveau, témoigne Laurent Bellia, également membre d’une équipe de basket en fauteuil. Nous, ce sont d’abord les compétences des hommes et des femmes qui nous intéressent. » Hubert Vautier, également en fauteuil, s’est, lui, investi dans l’entraînement et les actions humanitaires. Des initiatives au cours desquelles il a formé d’autres de futurs éducateurs handisport. Le sport, on l’a compris, peut donner de nouvelles orientations à des personnes qui deviennent handicapées. Elles peuvent aussi leur redonner goût à l’activité. Et en ça, les inciter à rapidement se donner les moyens de retrouver un emploi. « C’est notre ambition, glisse Pascale Stéphan, responsable du service d’insertion du centre de Kerpape. Nous avons d’ailleurs adhéré à Comète qui œuvre pour la démarche précoce d’insertion. A savoir, nous travaillons et préparons sa réinsertion sociale dès la phase de soins des patients. » Jean-Paul, exemple de réinsertion express Jean-Paul Le Duff, lui, n’a pas franchement eu le choix. Artisan et chef d’entreprise d’une scierie, il tombe d’un toit haut de trois mètres. Résultat : paraplégie et fauteuil roulant. « Les médecins m’avaient dit que j’en avais pour au moins huit mois, raconte-t-il. Finalement, je suis resté à Kerpape quatre mois seulement. Je devais revenir au plus vite pour continuer de faire tourner l’entreprise. Mon sport à moi, c’était mon entreprise. » Depuis, tout est aménagé sur son site. Et aussi de se tourner vers l’emploi de personnes handicapées. Les chefs d’entreprise, trop rares vendredi soir, ont également pu poser leurs questions et échanger avec les différents interlocuteurs liés à l’emploi présents.

22 novembre 2008

Sport, handicap, emploi

La 12e semaine pour l’emploi des personnes handicapées, organisée par l’Agefiph et le FIPH FP, s’est achevée vendredi 21 novembre au Centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelles de Kerpape à Ploemeur, avec un match amical de tor-ball et une table-ronde avec les sportifs bretons, de haut niveau, de retour de Pékin.en partenariat avec la Fédération Française Handisports - www.handisport.org 

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Si le thème central de cette semaine était bienl’emploi, le sport y a occupé une place toute particulière. “En effet, souligne François Massolo, délégué régional, en cette année olympique, l’Agefiph s’est engagée auprès de la Fédération Française Handisport (FFH) à préparer le devenir professionnel de 40 athlètes engagés dans les Jeux Paralympiques de Pékin 2008. Sport et insertion professionnelle, pratique sportive et emploi renvoient à des valeurs communes d’engagement personnel et collectif, de dépassement de soi, de respect de l’autre. Le dynamisme économique, la culture du sport et les valeurs humanistes sont des traits de caractère fort de la Bretagne.”  

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Match amical de torball

Une démontrastion de torball a rassemblé les équipes de Brest et Rennes. Le tor-ball est une discipline sportive adaptée aux non-voyants. Deux équipes de trois, un ballon sonore… Les joueurs se passent le ballon à la main et l’envoient dans le but adverse en se dirigeant uniquement au son émis par le ballon. Pour le championnat de France, il existe trois divisions masculines et une division féminine. Rennes joue en deuxième division, Brest en troisième division. Le torball nécessite, de la part du public, du silence car les joueurs se repèrent par rapport aux grelots installés à l’intérieur du ballon et sur des fils qui délimitent le terrain.

Un débat « Sport, emploi et handicap » a permis  l’échange entre des sportifs en emploi, des professionnels, responsables d’entreprise et quatre sportifs bretons, de retour de Pékin : Hervé Larhant (voile – médaille d’argent sur sonar), Denis Lemeunier (athlétisme fauteuil roulant – médaille de bronze en relais 4 x 400 m), Gérard Rollo (judo) et Patricia Picot (escrime). Il était animé par Julien Soyer, journaliste à Ouest-France, qui a couvert dans le quotidien régional les Jeux Paralympiques de Pékin.

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 Patricia Picot, escrimeuse de l’équipe de France depuis 1992, salariée du crédit agricole à Vannes au service de la gestion financière : « c’était ma cinquième olympiade en escrime, au fleuret et à l’épée. J’ai ramené 10 médailles olympiques, dont deux titres individuels en or en 1992 à Barcelone et en 2000 à Sydney ; deux médailles de bronze en individuel à Atlanta et Athènes et diverses médailles en équipe. Mais cette fois, j’ai terminé 7e au fleuret. Les cérémonies d’ouverture et de clôture ont été des moments fabuleux. Le spectacle était à la hauteur, parfaitement organisé par les Chinois. »   

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Gérard Rollo, judo Handisport, employé à la mairie de Lorient au service des sports : « Je suis détenteur d’un brevet d’État dans le judo et interviens dans les écoles primaires, dans les temps de midi, pour des cours de judo ainsi que pour des cours à des adultes valides. J’ai remporté une médaille d’argent à Atlanta et une médaille de bronze à Sydney. Tous les sites à Pékin étaient pleins à craquer ! Le public répondait toujours présent, même s’il ne connaissait pas les sports. À chaque fois, les gens étaient là pour voir des athlètes faire du sport. C’était magnifique. » 

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Denis Lemeunier, athlétisme, fauteuil de course : « c’était mes deuxièmes jeux olympiques. J’ai ramené une médaille de bronze sur le cas de fois 400 mètres. Je me déplace fréquemment à travers le monde pour des courses et compétitions diverses. Cette année, j’ai passé 150 jours en déplacement. Je suis président du comité régional Handisport et aussi élu municipal. Pékin, c’était magnifique : il y avait quasiment 91 000 personnes tous les jours dans le stade, du matin au soir, pour encourager les athlètes. Nous n’avions jamais vu ça jusqu’alors. L’ambiance était phénoménale. Je ne sais pas si un autre pays est capable de refaire ça. » 

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Hervé Larhant, voile : « je suis actuellement en cours d’embauche avec un contrat d’accompagnement dans l’emploi avec le club Handisport de Quimper. C’étaient mes premières olympiades. Les jeux étaient magiques, un grand spectacle. C’est une grande joie de revenir avec une médaille d’argent. Ces jeux sont l’aboutissement de quatre années de travail. J’ai été particulièrement ému lorsque j’ai reçu cette médaille : un moment très fort en émotion, d’autant que ma famille était sur place. Ce projet sportif était aussi un projet familial. » 

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Jean-Paul Le Duff, artisan, scierie et charpente : « j’ai eu un accident de travail en 2003 : une chute… sans filet ! (qui n’était pas installé juste ce jour là). Les médecins m’avaient annoncé huit à dix mois d’arrêt de travail. En fait, quatre mois après, je reprenais le travail. Vis-à-vis de mes salariés, je n’avais pas le choix. Avec le soutien de l’Agefiph et du centre de Kerpape, j’ai pu adapter mon poste. C’est du sport, pas le même mais, c’est aussi du sport. »

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Laurent Bellia, chargé de mission handicap pour Décathlon, région Ouest : « l’objectif est d’accompagner l’entreprise dans sa politique d’insertion pour qu’elle ait une politique cohérente. C’est une enseigne dynamique, qui représente le sport. Nous véhiculons ces valeurs par, entre autres, l’intégration de personnes handicapées. Mais, ce qui importe, ce sont les personnes. Il n’y a pas de poste réservé. Nous prenons en compte la situation de leur handicap pour aménager leurs postes de travail. Il y a une vraie volonté de l’entreprise et des moyens que nous mettons en œuvre. Tous nos collaborateurs sont pratiquants ou passionnés de sport et nous souhaitons que nos équipes en magasin représentent les clients qui viennent nous voir. »

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21 novembre 2008

Nicole Gargam

adjointe au maire, déléguée à l’accessibilité et aux situations de handicap

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“Ville solidaire”, Rennes s’est engagée depuis longtemps en faveur de l’accessibilité des personnes handicapées à tous les domaines de la vie sociale. La charte “Rennes, ville accessible à tous”, élaborée en lien avec le collectif des associations de personnes handicapées et de leurs familles, en porte témoignage.

Tout récemment encore, la Ville a confirmé son volontarisme en devenant l’une des premières collectivités à signer une convention avec le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPH FP), organisme créé en 2006 pour soutenir les efforts des employeurs publics.

En signant cette convention, la Ville a réaffirmé son souhait d’accueillir des personnes handicapées au sein de ses services, sur des emplois permanents ou dans le cadre de stages ou de contrats aidés. Nous sommes convaincus que l’intégration de personnes handicapées est une exigence de solidarité mais aussi une source de progrès et d’enrichissement mutuel.”

20 novembre : forum de l’emploi à Rennes

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Pourquoi une 12e semaine pour l’emploi des personnes handicapées ?

François Massolo, délégué régional Agefiph Bretagne

“Je vous prie d’excuser les représentants du FIPHFP, je peux témoigner de l’implication Stéphane Lafargue, et Philippe Nicolle dans cette 12e semaine pour l’emploi. Je remercie particulièrement la Ville de Rennes pour son soutien dans la continuité, et l’affirmation renouvelée de son engagement pour une citoyenneté concrète des personnes handicapées, le Conseil Général d’Ille et Vilaine pour son implication renforcée, notamment à travers un relais de la communication ainsi que pour la lettre de soutien que la délégation régionale Agefiph a reçu du Président, Jean-Louis Tourenne, au moment de l’adoption de la loi de finances 2009 à l’assemblée nationale. Ces engagements se sont d’ailleurs traduits d’une autre façon et, je parle là au nom du FIPHFP, notre nouveau partenaire. A
la fois Collectivités territoriales et employeurs publics, le Conseil général d’Ille et Vilaine, la Ville de Rennes (et le CCAS de Rennes) ont chacun signé une convention avec le FIPHFP, pour développer l’emploi des personnes handicapées pour un montant cumulé sur 3 ans de près 1,4 millions d’Euros ! 

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Le forum emploi de Rennes. Ce forum est finalement à l’image de la mobilisation renforcée depuis la promulgation de la nouvelle loi Handicap, près de 60 employeurs privés et publics, c’est un chiffre jamais atteint ! Et Yves Deniaud, la cheville ouvrière de ce forum, a su déployer des trésors d’ingéniosité pour ne refuser presque personne ! Ceci témoigne de l’attention portée par les entreprises depuis 2006. Il y a bien eu un effet loi Handicap 2005. Le nouvel Atlas de l’emploi des personnes handicapées Agefiph-FIPH expose entre autres conclusions de l’enquête Credoc 2008 auprès des entreprises de plus de 20 salariés : « le travailleur handicapé est de moins en moins défini par son identité personnelle au profit de son identité professionnelle » et «  64% des établissements assujettis enquêtés déclaraient vouloir embaucher un TH en 2008 » … 

Conjoncture. Cependant , malgré l’embellie relative constatée cet été sur le front de l’emploi des personnes handicapées, d’une part les caractéristiques du chômage des PH demeurent dans une redoutable constance ! Le taux de chômage des personnes handicapées est 2 à 3 fois supérieur à celui du tout public ; le chômage de longue durée (> 1 an) est presque deux fois plus élevé (29% tout public, 49% DETH) frappant 1 demandeur d’emploi travailleur handicapé sur 2 ; deux fois de niveau bac 23 % des DETH contre 46 % des autres demandeurs d’emploi ; une population senior deux fois plus importante dans les DETH (32% soit 1 DETH sur 3) contre 18% chez les DE…. Pourtant au 30 juin 2008, le chômage des personnes handicapées (catégories 1,2,3) serait passé sous la barre fatidique des 200000 DETH au niveau national (197157 ; soit une baisse de 6,7% sur 1 an contre – 4% tt public) ; 10000 DETH au niveau breton (9489, soit une baisse de 7,5 % sur 1 an contre – 5,5% tt public). Il passe sous les 2300 DETH en Ille-et-Vilaine ( 2260 soit une baisse de près de 10% contre près de 8% tout public). 

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Elasticité scélérate. D’autre part la période de récession économique dans laquelle nous sommes entrés verra certainement se vérifier ce mécanisme redoutable que j’appelle «l’ELASTICITE SCELERATE » c’est-à-dire que l’emploi des personnes handicapées se dégrade toujours plus vite que l’emploi du tout public en phase de contraction économique et s’améliore toujours plus lentement que l’emploi tout public dans les périodes d’expansion économique. Pour autant, l’économie n’étant pas un phénomène naturel régi par quelques obscures mains divines, le conseil d’administration de l’Agefiph a décidé de mettre en place un Plan de soutien à l’emploi qui bénéficiera en priorité aux bénéficiaires des minima sociaux dont l’AAH, aux seniors, aux jeunes, aux personnes peu qualifiées, aux entreprises qui s’engagent dans des contrats durables, qui recrutent leurs premiers travailleurs handicapées, enfin la Prime Initiative Emploi sera ouverte au secteur non marchand.  

Signaux positifs. Mais revenons à notre Forum et à cette 12e Semaine pour l’emploi des personnes handicapées, en repérant les signaux positifs qui doivent donner des perspectives encourageantes aux personnes en situation de handicap qui recherchent un emploi, aux entreprises qui les emploient ou souhaitent les recruter. Tout d’abord rappelons la dynamique renforcée par la mise en œuvre opérationnelle du FIPHFP, aux côtés de l’Agefiph, notamment dans le cadre de la coopération signée le 2 juillet dernier. Application concrète, en Bretabgne, les CapEmploi contribueront à l’accès à l’emploi des personnes handicapées dans les fonctions publiques à hauteur de 16% de leur placement ; les fonctions publiques peuvent s’adresser aux SAMETH mis en place par l’Agefiph pour le maintien dans l’emploi de leurs agents.

Nouveaux acteurs. Ensuite cette 12e SEPH qui a commencé par le rugby-fauteuil à Betton avec Décathlon, a été l’occasion de tenter de nouvelles opérations comme un forum dans les Côtes d’Armor, l’Handicafé de mardi matin en appui de notre partenaire L’Adapt qui en est le concepteur, elle se terminera vendredi à Lorient, au centre de Kerpape, par l’hommage rendu aux athlètes paralympiques. En tant que co-organisateur de ce forum  nous avons aussi fait le choix d’inviter de nouveaux acteurs sur le champ de l’emploi. Tout comme la préparation de l’Handicafé, je sais que cela a fait grincer quelques dents. J’ai simplement envie de rappeler qu’un réseau qui ne se renouvelle pas, s’enkyste et s’étiole, au final perd son efficacité. D’autre part, l’économie n’est pas basée que sur les relations marchandes : elle est heureusement plurielle, tous les économistes sérieux le savent, et elle gagne en humanité quand elle s’appuie sur des rapports de réciprocité. Ce sont ces seuls motifs qui ont prévalu à l’invitation de ces partenaires cette année. L’année prochaine, d’autres viendront à leur tour…. 

Emploi en direct. Enfin une note d’optimisme, l’an dernier un jeune homme s’est présenté au forum, il a rencontré des employeurs, participé à des entretiens. Et bien, ce jeune homme a été recruté par la SNCF grâce au forum. Une autre personne a été directement recrutée mardi par le groupe Coralis, basé à Cesson-Sévigné, à l’issue du Handicafé. J’espère que ce forum nous donnera l’occasion l’année prochaine de dire combien d’autres ont trouvé un emploi par ce moyen.  Je voudrais ne manquer de remercier l’ensemble des employeurs et exposants, notamment du secteur associatif, L’Adapt notre partenaire historique, le Réseau des Réussites, l’ERP Jean Janvier, le PDITH avec Yves Deniaud et Maela Villeneuve, le Capemploi 35, l’ANPE sans oublier mon équipe de la délégation régionale Bretagne. Enfin, j’ai souhaité que nous puissions entendre ce qu’un grand témoin comme notre ami François Prévost pouvait nous dire, de par son expérience d’élu et tant que personne impliquée, militant de la citoyenneté sous tous ses aspects, et notamment la citoyenneté des personnes en situation de handicap. 

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les cafés proposés au forum étaient préparés

et servis par l’Esat Le Pommeret de Bréal-sous-Montfort.

Yves Le Jeune a fait de la photographie son métier

C’est le photographe brestois, Yves Le Jeune, qui a couvert les événements sportifs de la 12e semaine pour l’emploi. Aidé par l’Agefiph, ce Morlaisien de 54 ans a fait de la photographie son métier à la suite d’un accident de travail.

   

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Quinze ans dans le monde de la voile, quinze ans dans le monde du bâtiment. En 2004, alors qu’il a 50 ans, Yves Le Jeune est licencié et se retrouve demandeur d’emploi : “L’ANPE m’avait prévenu que je ne retrouverai pas facilement du travail en Bretagne !” C’est une période de galère qui commence. Petits boulots et situation familiale qui se dégrade. Yves arrive en fin de droit, ne subsistant que grâce à l’allocation spécifique de solidarité : “Je vivais dans un logement social mis à ma disposition. Heureusement, j’ai trouvé un petit emploi dans la récolte des huitres.” Courageusement, Yves s’applique à assumer ce nouvel emploi qui lui procure un Smic mais, gestes répétitifs, cadences, charges lourdes toute la journée… Il se retrouve à l’hôpital avec un canal carpien hors d’usage : “c’est un problème fréquent chez les ostréiculteurs. La médecine du travail a fait une enquête révélant que vingt tonnes d’huîtres me passaient entre les mains tous les jours. L’opération a raté. J’ai chopé une infection à l’issue de l’opération et perdu la moitié de la sensibilité de ma main droite avec le nerf médian bloqué dans la cicatrice.” Avec un problème important de préhension et de sensibilité de la main, Yves retourne à nouveau au chômage avec une reconnaissance de travailleur handicapé.

Heureusement, des amis le soutiennent et lui conseillent de se lancer dans la photographie : “c’était une passion qui m’animait depuis une vingtaine d’années.” Dans le cadre d’une mesure d’accompagnement et d’un stage organisé par la MSA, Thésée et l’Afpa, il rencontre Ohé-Prométhée qui l’oriente vers la boutique de gestion de Brest : “J’ai construit un projet avec un business-plan. Ça tenait la route. J’ai présenté un dossier à l’Agefiph. Très rapidement, j’avais un accord favorable et grâce au soutien financier de l’Agefiph, j’ai investi dans du matériel.” Yves s’est lancé en début d’année 2008 et crée Bretagne Abers Galeries. Il propose reportages photo, infographie pour les entreprises, affiches, cartes de visite, photos artistiques : “je suis autonome dans la chaîne graphique, allant de la photo jusqu’à l’impression jusqu’au format A2 poster, 42 par 60 cm. J’ai aussi un atelier d’encadrement. Grâce aussi à l’Agefiph, j’ai créé mon site internet qui offre la possibilité d’acheter mes clichés avec un paiement sécurisé. Je propose une touche artistique au côté photographe afin de valoriser une activité, un site. Révéler ce que l’on ne voit plus forcément. »

http://www.abers-galeries.com/

Mon œil de photographe est plus attiré par des détails, des ambiances particulières, la force de la mer, les couleurs typiques. J’aime poser mon objectif un peu comme un peintre qui pose son chevalet, observer, attendre et photographier au moment où ma sensibilité est en phase avec l’image.

19 novembre 2008

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François Massolo, délégué régional Agefiph : « Combattre l’élasticité scélérate ! » 

« Nous avons, avec le nouveau décompte, gagné 10 % d’entreprises contribuantes dont 865 qui ne mènent aucune action envers le public travailleurs handicapés. Ce sont ces entreprises, que nous appelons à quota zéro, qui risquent la sur contribution de 1500 fois le SMIC horaire en 2010. Nous avons mis en place une action de sensibilisation particulière, confiée dans le Morbihan à Adieph-Atlas. Elles sont un peu plus de 180 dans le Morbihan. Le taux d’emploi de travailleurs handicapés est, dans le Morbihan, meilleur que le taux moyen breton, qui est de 4 % et le taux moyen national qui est de 2,9 %. Avec l’ancien décompte, il était presque à 6 %. Seulement une entreprise sur deux verse une contribution à l’Agefiph ce qui signifie que les autres s’acquittent de leur obligation. Pour un tiers d’entre elles, elles s’acquittent de cette obligation en embauchant des travailleurs handicapés. Pour toutes celles qui contribuent de manière significative, nous avons aussi mis en place une action de sensibilisation du monde économique. Elle concerne 80 % de ces 480 entreprises contribuantes. L’Adieph-Atlas est chargée de faire des préconisations concrètes pour que ces entreprises deviennent moins contribuantes. 

Combattre la crise. Malgré ces chiffres positifs qui honorent le département dans le paysage breton, les perspectives économiques nous font craindre ce que je nomme l’élasticité scélérate. Lorsque la situation économique s’améliore, le taux d’emploi des travailleurs handicapés s’améliore toujours plus lentement que celui du tout public. A contrario, lorsque la situation économique se dégrade, le taux de chômage des travailleurs handicapés s’accélère toujours plus rapidement que celui du tout public. Pour prévenir et amortir ce choc, le conseil d’administration de l’Agefiph a annoncé jeudi dernier, un plan de soutien à l’emploi des travailleurs handicapés qui va se traduire par notamment, un renforcement de l’accès à l’emploi des travailleurs handicapés, à travers la mise à disposition de la prime initiative emploi du secteur non marchand. Cette prime sera renforcée pour les publics les plus en difficulté, notamment les bénéficiaires des minima sociaux, les personnes handicapées de plus de 50 ans, les jeunes. Elle sera doublée pour les bénéficiaires des minima sociaux dont ceux de l’allocation adulte handicapé dès lors qu’ils seront embauchés dans le cadre d’un contrat de travail d’un minimum de 12 mois. Cette prime sera renforcée à plus de 50 % pour les entreprises qui accepteraient de transformer un CDD en CDI. Une partie de ces mesures permettra aussi de faciliter la création d’activités pour les travailleurs handicapés par un système de sécurisation bancaire et de cautionnement. 

Utilisation des fonds de l’Agefiph. Les entreprises nous demandent souvent : que faites-vous de l’argent que versent les entreprises à l’Agefiph ? L’Agefiph a collecté en 2007, 600 millions d’euros collectés, dont un peu plus de 10 millions en Bretagne. Nous en avons reversé 25 millions d’euros : 60 % sont allés directement :pour moitié aux entreprises sous la forme de primes à l’insertion, d’aides à la formation, d’aménagement de postes de travail pour moitié aux personnes en situation de handicap.Les 40 % ont servi à financer des appuis dont l’Adieph-Atlas, le service d’appui au maintien dans l’emploi des travailleurs handicapés, les opérateurs spécialisés dans un certain type de handicap dont le SAS 56 Gabriel Deshayes.30 % de ces 25 millions d’euros ont été attribués à la formation des demandeurs d’emploi et des salariés. 30 % sont allés pour l’insertion des travailleurs handicapés et le maintien dans l’emploi. 15 % sont allés pour la compensation du handicap, sur des aides individuelles à la personne et sur des aménagements de postes pour les entreprises. 15 % sont allés sous forme de primes à l’insertion. Le réseau Cap emploi en Bretagne a permis l’embauche de plus de 2500 travailleurs handicapés en 2007, ce qui correspond quasiment à la demande d’emploi d’un département comme l’Ille-et-Vilaine où les côtes d’Armor. Ces contrats sont souvent de très bonne qualité : la grande majorité est d’au minimum 12 mois avec une part très significative de CDI.

Joël Moulin, DRH du Crédit agricole du Morbihan

“Nous sommes très heureux de vous accueillir à la Caisse Régionale du Morbihan dans le cadre de la 12e Semaine pour l’emploi des personnes handicapées en partenariat avec l’AGEFIPH. Faciliter l’embauche et l’insertion des personnes handicapées, tout le monde en parle. Au Crédit agricole, l’objectif a été fixé : recruter et intégrer au moins 800 collaborateurs sur la période 2006 - 2010 et les avancées sont tangibles. Aujourd’hui, sur plus de 740 personnes déjà embauchées par les Caisses régionales,

- 229 d’entre elles occupent aujourd’hui un poste en CDI au sein d’une agence.- 390 autres ont suivi ou suivent une formation en alternance dont 280 un cursus de niveau Bac +1, spécifiquement mis en place par les Caisses régionales pour préparer au métier d’assistant de clientèle.Le maintien dans l’emploi des salariés en situation de handicap est aussi un engagement majeur. Depuis 2006, près de 400 collaborateurs ont bénéficié d’aménagements de postes, d’horaires ou de transport. La mobilisation se poursuit. Un accord national a été signé en 2005 créant l’association HECA (Handicap et Emploi au Crédit Agricole) dont l’objectif est d’atteindre au moins 5% de travailleurs handicapés au terme de cet accord en Novembre 2010.Nous travaillons principalement sur 3 axes : le recrutement, le maintien dans l’emploi, la sous traitance auprès des entreprises de Travail adapté. Le Crédit Agricole du Morbihan s’inscrit depuis longtemps dans une démarche visant à favoriser l’emploi des Travailleurs Handicapés.Sur le thème du recrutement, devant la difficulté de trouver dans la population handicapée des profils commerciaux, le CA du Morbihan a mis en place une formation en alternance dédiée aux personnes reconnues en situation de handicap en Novembre 2007. La première promotion termine le cursus début décembre et une deuxième promotion a débuté en octobre 2008. Ce sont des groupes de 10 personnes.” 

Témoignages

Patricia PICOT, salariée du CA et sportive de haut niveau , de retour des Jeux Olympiques de Pékin 2008

Eric VILLENEUVE, Directeur de ATLAS-CAP EMPLOI

Mr PROUVOST, ex président de l’UDEM et Directeur de l’entreprise REGALETTE à St Nolff, engagé dans l’insertion d’une personne sourde dans ses équipes

Véronique LANGLO, salariée aveugle à Atlas Cap emploi.

Trois ateliers de sensibilisation étaient proposés aux participants

LE BAR DANS LE NOIR. Une dégustation d’un cocktail de jus de fruits surprise est proposée, complétée par un petit assortiment sucré. Cette dégustation qui éveille les papilles est un prétexte à la convivialité et à l’échange. Les participants peuvent également discuter librernent avec leurs guides non-voyants.

DECOUVERTE DU BRAILLE ET DU MATERIEL ADAPTE. Cet atelier, animé par des spécialistes déficients visuels, permet aux participants d’être initiés de manière ludique à l’extraordinaire logique du système Braille (découverte du codage, réalisation de son nom). Les participants peuvent ensuite découvrir l’évolution du matériel adapté aux non-voyants, de la plaquette et du poinçon braille à la synthèse vocale en passant par la machine Perkins.

DECOUVERTE DE LA LANGUE DES SIGNES FRANCAISE. Cet atelier, animé par des spécialistes déficients auditifs, permet aux participants d’être initiés à la langue des signes. Les participants ont pu ensuite découvrir l’évolution du matériel adapté aux sourds et mal­entendants sur le stand d’information de l’association Gabriel DESHAYES.

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le cocktail de la soirée était préparé et servi par

des personnes sourdes et malentendantes de l’association Gabriel Deshayes d’AURAY. 

 

Forum de Saint-Brieuc : Job in live propose des vidéos recrutement

Job in live proposait aux personnes handicapées de réaliser gratuitement sa candidature vidéo au cours du forum emploi qui se tenait à Saint-Brieuc le 18 novembre.  

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Action ! La caméra tourne. Aurélie pose la première question et met Korotimi Traoré à l’aise. Présentez-vous ? Quelles-sont vos compétences ? Quel types d’emploi cherchez-vous ? Etes-vous mobile ? Pourquoi vous ? « Il est très difficile de trouver un emploi à cause de mon handicap, confie Korotimi. Je n’ai qu’1/10 à un œil et 2/10e à l’autre. C’est très difficile de me déplacer. Je suis titulaire d’un master en psychologie du travail et cherche un emploi en ressources humaines. J’ai juste besoin de quelques adaptations sur le poste de travail : un télé agrandisseur, une loupe. » Couper ! C’est dans la boîte. Une semaine plus tard, Korotimi recevra le lien vers le site où a été mise en ligne sa vidéo recrutement.« La démarche est particulièrement appréciée des recruteurs. Elle ne remplace pas le CV mais vient en complément. Elle témoigne d’un engagement des candidats et contribue à gommer les préjugés liés au handicap. Nous proposons également une borne d’entraînement à l’entretien de recrutement. Il s’agit d’un PC  et d’une webcam auxquels nous ajoutons une application. Nous allons en installer à Handisup, l’ERP Jean Janvier à Rennes, dans une école à Nantes. Le candidat peut ainsi s’entraîner à l’entretien grâce à un personnage virtuel qui lui pose des questions. Lorsqu’il est prêt, il met en ligne sa vidéo. »Contact : Aurélie Girbal – tél. : 04 91 17 60 80 – missionhandicap@jobinlive.frPour voir un exemple de vidéo :http://www.jobinlive.com/v1/CVvideotheque_handicap/blog/blog.php?id=1785 

18 novembre : forum de l’emploi à Saint-Brieuc

Mardi 18 novembre avait lieu le Forum de l’emploi et du recrutement au Carré Rosengart, au Port du Légué à SAINT-BRIEUC, organisé dans le cadre de la 12e semaine pour l’emploi des personnes handicapées de l’Agefiph. Morceaux choisis… 

Forum organisé par la Cité des Métiers des Côtes d’Armor, l’Agefiph et le FIPHFP, avec le soutien financier de
la Banque Populaire de l’Ouest, du Crédit Agricole, du Crédit Mutuel, du PDITH, de
la CCI des Côtes d’Armor, de la ville de Saint Brieuc, du Conseil général des Côtes d’Armor, de l’Etat et de l’Europe.

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A DECOUVRIR : une vidéo du Télégramme

http://www.letelegramme.com//videos_region/index.php?id=1537555

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Stéphane Lafargue, délégué interrégional du Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique : « à l’échelon de la Bretagne, le FIPH FP est bien présent puisque nous aurons accompagné en 2008, 7 employeurs publics qui s’engagent à écrire des politiques handicap, ressources humaines pour agir sur le recrutement et le maintien dans l’emploi. Nous allons financer ces actions à concurrence de quelque 4 millions d’euros. Ce chiffre se traduit par un grand nombre de recrutements. Aujourd’hui, à Saint-Brieuc, des employeurs publics rencontrent des personnes en situation de handicap. Nous voyons la volonté du conseil régional, du conseil général, de la mairie de Saint-Brieuc, du centre de gestion. La fonction publique est en mouvement pour être exemplaire sur ce sujet. »

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Loïc Cauret, président du centre de gestion des Côtes-d’Armor et maire de Lamballe : « le centre de gestion est un organisme public qui représente 600 collectivités dans le département et quelque 15 000 salariés de la fonction publique territoriale. Il s’occupe aussi, du point de vue de sa compétence santé au travail, de la fonction publique hospitalière et de la fonction publique d’État. Pour avoir une vision globale de la santé au travail, des carrières, en passant par la médecine du travail, la prévention, le suivi des accidents, les retraites. Il faut avoir tous les outils qui permettent de gérer et d’aider les responsables, les employeurs des collectivités. Il fallait donc créer dans les Côtes d’Armor un guichet unique qui permette d’avoir toujours la référence, la lisibilité dans les actions, les propositions, les réponses à donner aux employeurs territoriaux, dont nous sommes les représentants. Lorsqu’on regarde les enjeux liés à la question du handicap, très rapidement nous nous sommes dit qu’il était temps de se bouger sur ce terrain et de monter les niveaux. En France, moins de 10 centres de gestion sont impliqués directement dans le cadre d’une convention. La nôtre sera validée le 1er décembre, sous l’autorité du préfet de région. Il s’agit d’un contrat sur la façon dont nous allons travailler sur l’emploi, le recrutement, le reclassement, la communication sur les postes disponibles, la façon dont nous pouvons aider les collectivités à aménager les postes de travail. Nous sommes en plus dans une période de démographie salariale qui va nous amener à nous poser des questions sur ces reclassements. Beaucoup de pathologies apparaissent au sein de la fonction publique territoriale et nous font